L'Histoire De Duval-Leroy Et Du Bouchon Maestro

Publié le par AlexT

Voici une histoire qui ne manque pas de pétillant : "Duval-Leroy et son bouchon Maestro. Ou une symbolique de la Champagne controversée".

Cela commence il y a trois ans, quand la société Alcan, spécialiste des bouchons à vis, propose de développer un bouchon alternatif au liège pour les bouteilles de champagne et les vins effervescents.

À la recherche d’un million d’euros d’investissement pour sa Recherche et Développement, Alcan  se tourne vers Duval-Leroy, qui n’a pas mis longtemps à se convaincre de financer une partie du projet : Voyant  pour ce bouchon l’alternative à une éventuelle pénurie du liège.

La technique est simple et le bouchon moderne : Le système repose sur celui utilisé pour le vieillissement du champagne en lattes.
 
 

La capsule en aluminium est recouverte d’une robe plastique (polymère) pour imiter la forme traditionnelle du bouchon de champagne (ou presque, lire ci-dessous). À cette capsule est emboité un levier qui permettra l’ouverture de la bouteille.

Le levier fera bascule sur la capsule, laquelle est emprisonnée par son habillage au goulot, créant un petit trou servant comme échappatoire à la pression contenue dans la bouteille.

Le plus gros de la recherche est d’avoir pu conserver le « pop », qui est le bruit caractéristique quand le bouchon sort. Nous voilà soulagés…

Une fois le projet concrétisé et après une série de test convaincante, Carol Duval-Leroy,  décide d’appliquer ce fameux bouchon Maestro à l’une de ses plus prestigieuses cuvées : « Le Clos des Bouveries ».

Mais voilà que la DGCCRF met immédiatement son grain de sel, estimant que le nouveau bouchon ne répond pas aux critères en vigueur. Il lui reproche de ne pas être en forme de champignon (ou presque) et de ne pas porter la mention Champagne sur la partie contenue dans le col. Mais l’administration ne s’arrête pas là, en pointant également du doigt la bouteille laquelle, comme l’exige la loi, doit être fermée par une attache, un muselet, et le bouchon couvert d’une plaquette et revêtu d’une feuille recouvrant la totalité de sa surface. Pour le coup, Alcan est passé à côté de ses quelques recommandations.

Qu’en est-il alors de cette révolution champenoise ? L’avenir nous le dira…

Espérons que Duval-Leroy, qui offre depuis tant d’années un champagne de grande qualité puisse trouver un arrangement avec les gardiens du temple, la DGCCRF. 

Commenter cet article